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Enquête


expertise :

Les psy au service de la justice

Quelle est la place des expertises psychologiques et psychiatriques dans les procès criminels ? Comment influent-elles sur les condamnations ? Une affaire jugée mi-juin à Poitiers a montré que le débat (juridique) reste ouvert sur le sujet.

Le 19 juin, la chambre de l’instruction de Poitiers a dû statuer sur l’irresponsabilité d’une mère accusée d’infanticide. En 2016, elle avait poignardé à plusieurs reprises ses deux enfants dans le pavillon familial de Bressuire, avant de tenter de se suicider en projetant sa voiture à vive allure contre un poteau. L’un de ses deux garçons était alors décédé. A la barre, la mère de famille a tenté d’expliquer son geste : « Je pensais que j’étais poursuivie par un gang. Je voulais les emmener en sécurité avec moi dans l’au-delà. » Dans leur rapport, deux méde- cins psychiatres ont relevé un trouble mental qui aurait aboli son discernement. Le troisième, seul présent en... visioconférence, a eu le temps de préciser
sa vision divergente. En vain. Finalement, le président de la chambre a déclaré la prévenue irresponsable de ses actes et l’a envoyée dans un établissement psychiatrique pour être soignée sous étroite surveillance.

Reste que le déroulé du débat a laissé un goût amer à Lee Takhedmit, avocat de l’ex-mari de la prévenue. Un seul expert présent sur trois, des termes trop savants et finalement des avis opposés... « Ce genre d’audience ne sert à rien, surtout pour les victimes. Les experts ne pourraient-ils pas se mettre autour d’une table pour aboutir à un consensus ? », s’interroge le pénaliste, sachant pertinemment que cette procédure n’existe pas.

Comprendre mais pas excuser
Plus généralement, le conseil estime que « la justice laisse trop de place aux experts psychologues et psychiatres, qui sortent souvent de leur mission pour déterminer les conséquences d’un état à la place du juge ». Il les épingle d’ailleurs régulièrement sur son blog(*), anecdotes à l’appui. Sans compter que « certains experts n’osent pas contredire leurs confrères », poursuit-il. Selon lui, « les experts devraient disposer du moins d’éléments possibles sur l’affaire afin de ne pas être influencés par le contexte ». Pas faux, concède Patricia Coutant. Avocate de la mère reconnue irresponsable, elle a néanmoins obtenu gain de cause dans cette affaire. De son côté, cette pénaliste du barreau de Poitiers explique « se servir beaucoup de l’expertise psychologique quand elle est favorable » et n’hésite pas à réclamer une contre-expertise dans le cas contraire. Elle se souvient de l’histoire d’un braqueur de banques, il y a quelques années. « A travers l’audition de sa sœur, j’ai appris qu’ils avaient été adoptés tous les deux. Il ne l’avait dit à personne, pas même à l’expert. A l’audience, ce dernier a indiqué ce que ça changeait. La nécessité de commettre un acte délictueux pour tester l’amour des parents adoptifs, posséder des choses pour combler un manque... L’idée est de comprendre l’accusé, pas de l’excuser. »

(*) takhedmit.avocat. over-blog.com

 

Avis éclairé
Dans l’affaire de l’infanticide de Bressuire, Guillaume Davignon, psychiatre au sein du centre pénitentiaire, s’est prononcé sur la santé mentale de la prévenue. Un avis éclairé par le fait qu’il l’a vue très régulièrement dans son service pendant plus d’un an. Pourtant, on ne le lui demande pas systématiquement. « J’ai parlé à l’un des experts mandatés. Rien ne l’obligeait », souligne le chef de service. La prison de Vivonne est d’ailleurs l’une des rares en France à bénéficier d’un tel dispositif de soins psychiatriques (DSP), en lien avec le centre Laborit.

 

Romain Mudrak le 12/07/18

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