Publicité
Accueil
Flash info

Accédez au dernier numéro du 7
en ligne

Publicité
cliquez ici >
Publicité




Bloc-notes

  • Vendredi 27 juillet - 21h Venez observer l'éclipse de Lune à Sèvres-Anxaumont (accès route de Bignoux, chemin de la déchetterie).

Vie locale

Entretien

3 questions à Elisabeth Morin-Chartier, eurodéputée : « Mieux définir la rémunération »

Elisabeth Morin-Chartier est l'auteur d'un rapport sur les travailleurs détachés qui servira de base à l'évolution de la directive de 1996, largement dévoyée aujourd'hui. Jeudi dernier, elle a présenté ses premières préconisations devant la commission Emploi et Affaires sociales du Parlement européen.

Comment menez-vous la concertation sur la question des travailleurs détachés ?
« Depuis avril dernier, je multiplie les rencontres avec les ministres du Travail de l'Union européenne et leurs conseillers. De nombreux pays s'intéressent au sujet. Je reçois aussi  les organisations patronales et salariales, dont certaines sont très spécialisées comme les pilotes de ligne. Les lobbies se mobilisent, particulièrement dans les pays de l'Est qui veulent peser sur cette directive. Pour autant, ils comprennent l'importance de cette réglementation car eux aussi commencent à être concurrencés par les salariés de Moldavie et d'Ukraine. Sur un autre plan, le fait que les eurodéputés m'aient élue une deuxième fois au poste de premier questeur montre qu'ils me font confiance. Cela pourrait peser sur le vote final. »

La rémunération est au cœur de votre projet de réforme...
« Il s'agit en effet de remplacer la notion de salaire minimum obligatoire par une « rémunération » intégrant les primes, le treizième mois et tous les bonus auxquels ont droit les salariés français. On remarque que des entreprises respectent sur le papier la règle du salaire minimum, mais défalquent en réalité des frais de transports, d'hébergement, de nourriture... Notre but consiste à interdire cette manœuvre et à mieux définir la rémunération. Pour lutter contre les détachements en « cascade », menés d’un pays à l’autre par des agences d'intérim spécialisées, nous voulons privilégier le code du travail du pays d'accueil. Enfin, il faut déterminer la durée de la mission au-delà de laquelle le salarié bénéficie de droits étendus. »

Que pensez-vous de la clause Molière, intégrée par certaines collectivités dans leurs appels d'offres ?
« Cette clause Molière oblige les prestataires à employer des travailleurs détachés qui savent parler le français. Elle est discriminante car elle empêche la libre circulation des salariés en Europe. Or, la France a besoin des salariés détachés, comme par exemple des carreleurs qui viennent en nombre de Hongrie. Au-delà, les autres pays de l'Union finiront par appliquer un principe de réciprocité. Et il ne sera pas facile de trouver des salariés français qui parlent le hongrois ! »

Romain Mudrak le 31/01/17

Programmes de Cinéma Un couteau dans le coeur Woman at war Professeur Balthazar

Publicité

Les dépêches

17/07/2018
Faits divers - Près de 20 kg de résine de cannabis saisis près de Vivonne Lire la suite
17/07/2018
Quand Le Gorafi se paie (gentiment) Poitiers Lire la suite
17/07/2018
La ministre des Transports Elisabeth Borne favorable à une autoroute Poitiers-Limoges Lire la suite
16/07/2018
Le projet de village de marques à Sorigny rejeté par la CDAC Lire la suite
16/07/2018
KillASon invite les Poitevins à un flashmob géant place Leclerc Lire la suite
13/07/2018
Santé - Le CHU de Poitiers autorisé à exploiter l'IRM 7 Tesla Lire la suite
13/07/2018
Des restrictions sur le carburant et les feux d'artifice Lire la suite
Archives

    Publicité


    Publicité
      les rubriques informations pratiques